Monsieur Nicolas Roques                                                     Mr le Préfet de la Haute Garonne
                                                                                              Préfecture de la Haute Garonne
                                                                                              1 Place St Etienne
                                                                                              31 009 Toulouse
 
 
 
                                                                                                           23 octobre 2007         
Recommandé A.R.
 
Monsieur le Préfet,
 
Je me permets de vous interpeller sur les éventuelles décisions que vous avez prises à l’encontre de Bouazza Benouahi.
Je suis le fils de Mme Francine Roques assassinée par cet individu le 24 février 2003              à Gaillac.
Je vous rappelle que Mr Bouazza Benouahi a été jugé Irresponsable Pénalement devant l’Article 122.1 en mars 2006 à Albi et en appel à Villefranche de Lauragais en début Février 2007.
Monsieur le Préfet, lors de cette procédure, même l’avocat de la défense parlait de dix ans d’enfermement psychiatrique, cependant, en me promenant dans Toulouse, je suis tombé face à face avec lui. Après m’être informé, j’ai appris qu’il avait droit à des sorties d’essai, afin d’envisager sa sortie définitive.
 
Monsieur le Préfet, je vous rappelle que lors de cette procédure, les dits « Experts psychiatres » ont analysé Mr Bouazza Benouahi, et ont fait part de sa dangerosité. Même le Docteur Chanceau, qui le disait irresponsable, disait surtout de ne pas le remettre dans la société.
 
Je vous demande, Monsieur le Préfet, comment ma sœur et moi-même travaillant sur Toulouse, pouvons-nous arriver à nous reconstruire avec l’assassin de notre mère qui peut être à côté de nous à n’importe quel instant.
Monsieur le Préfet, je vous rappelle votre lourde responsabilité devant l’Article 121.3 du Code Pénal en cas de récidive et en connaissance de sa dangerosité.
 
Nous adressons par l’intermédiaire de l’Association « Delphine Cendrine » le double de cette lettre aux Ministres de la Justice et de l’Intérieur.
 
Monsieur le Préfet, pensant que vous êtes conscient de la sécurité de nos concitoyens, j’espère que vous prendrez la décision qui s’impose.
 
Dans l’attente de votre réponse,
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, mes salutations distinguées.
 
                                                                         Monsieur Nicolas Roques